Aller au contenu  Aller au menu  Aller à la recherche

Bienvenue - Laboratoire Jacques-Louis Lions

Print this page |

Chiffres-clé

Chiffres clefs

217 personnes travaillent au LJLL

83 personnels permanents

47 enseignants chercheurs

13 chercheurs CNRS

9 chercheurs INRIA

2 chercheurs CEREMA

12 ingénieurs, techniciens et personnels administratifs

134 personnels non permanents

85 doctorants

16 post-doc et ATER

5 chaires et délégations

12 émérites et collaborateurs bénévoles

16 visiteurs

 

Chiffres janvier 2014

 

Séminaire du LJLL - 02 02 2018 14h00 : F. Willaime

François Willaime (Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies Alternatives, Saclay)
Vieillissement de l’acier de cuve des centrales nucléaires : apport des simulations numériques à l’échelle atomique

Cette séance du séminaire s’inscrira dans le cadre d’ « Une après-midi en l’honneur de Robert Dautray » qui aura lieu au Laboratoire Jacques-Louis Lions vendredi 2 février 2018 de 14h à 18h.

Résumé
La cuve d’un réacteur à eau sous pression est soumise à l’irradiation neutronique engendrée par les réactions nucléaires qui se produisent dans le cœur. La cuve étant un composant irremplaçable qui a un rôle primordial pour la sureté de l’installation, la maitrise de la dégradation sous irradiation des propriétés mécaniques de l’acier de cuve est un enjeu majeur pour l’extension de la durée de fonctionnement des réacteurs nucléaires. Les mesures effectuées sur des coupons, placés dans des capsules à l’intérieur du réacteur et ayant subi un vieillissement accéléré, permettent d’établir des formules de prévision de la fragilisation. Afin de réduire l’empirisme et le conservatisme de ces formules de prévision, la modélisation multi-échelle à partir de l’échelle atomique ambitionne de contribuer au développement de modèles prédictifs sur base physique.
Au cours de cet exposé, je présenterai quelques exemples récents de phénomènes mis en évidence par des simulations numériques à l’échelle atomique et qui participent à cette démarche. Le point de départ commun de ces travaux est l’utilisation intensive de calculs de structure électronique « ab initio », basés sur la Théorie de la Fonctionnelle de la Densité. L’utilisation couplée de potentiels interatomiques, modèles cinétiques, et modèles élastiques permet d’apporter des corrections, liées notamment à la taille finie des cellules de simulation, et surtout d’explorer les conséquences aux échelles supérieures de temps et d’espace. Deux types de défauts seront abordés : les amas de défauts produits sous irradiation, et les dislocations, les défauts linéaires présents dans les matériaux cristallins et qui sont les vecteurs de la déformation plastique.